Certaines des zones où l’incidence du VIH/sida est la plus élevée se trouvent le long des corridors de transport, en particulier près des postes frontières où passent en grands nombres camionneurs, travailleurs migrants et professionnels du sexe. Ces zones où les voyageurs convergent pour se reposer, faire le plein de carburant, manger ou passer la nuit, et où on trouve des divertissements d’ordre sexuel, sont des « points chauds » très favorables à la transmission du VIH. Les camionneurs représentent une source importante de revenus pour les entreprises installées le long des routes — par exemple, bars et hôtels —, et ces haltes routières deviennent de nouveaux centres d’activités économiques et sociales. Les mesures de prévention de la propagation du VIH mises en œuvre dans le cadre des projets de transport visant à améliorer l’efficacité de sous-secteurs particuliers — projets de logistique axés sur les villes-ports et le transport par voie navigable, ou projets de transport ferroviaire ou aérien — doivent prendre en compte la mobilité de leurs populations cibles et la présence de ces « points chauds » d’activités sexuelles à risque. Des études cartographiques ont servi à définir les liens entre les mouvements de populations et la propagation du VIH le long des corridors de transport. Elles peuvent également servir à recenser les succès des programmes mis en place pour sensibiliser les transporteurs et les membres de groupes vulnérables, et les difficultés auxquelles ils doivent encore faire face. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a réalisé récemment deux études qui ont cherché à établir des cartes des « points chauds » possibles de transmission du VIH en rapport avec les activités de transport.
 


Géolocalisation des "points chauds" du VIH/sida le long de deux corridors en Mozambique en Novembre 2011 (Anglais)