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OBJECTIFS

  1. Aider la CUA et l'UNECA à encourager les pays à atteindre les objectifs définis par la "Décennie d'Action en faveur de la sécurité routière" (proclamée par l'ONU) et ceux du Plan d'action africain  pour 2011-2020 dans le domaine de la sécurité routière
  2. Promouvoir, au niveau des pays, une formulation et une réalisation efficaces des politiques et des stratégies
  3. Mieux incorporer la politique de sécurité routière et les interventions fondées sur les "piliers", dans les constructions de routes financées par des capitaux d'origine locale ou extérieure

En Afrique, la sécurité routière devient rapidement un obstacle à la compétitivité et au développement, dont les conséquences sont pires que celles du SIDA. Deux points illustrent l'urgence du traitement des problèmes de sécurité routière. Tout d'abord, comparativement au reste du monde, l'Afrique connaît un taux extrêmement élevé de victimes de la route ; ensuite, les structures de gestion de la sécurité routière ne sont pas suffisamment solides. Bien que l'Afrique ait l'une des plus faibles densités de réseau routier, avec 0,08 km/km2, et que son parc de véhicules ne corresponde qu'à 2% du total mondial, chaque année plus de 300 000 personnes perdent la vie dans les rues et sur les routes africaines. En dépit du faible degré de motorisation, le taux africain d'accidentés de la route – 32,2 pour 100 000 – est l'un des plus élevés du monde, et les taux de mortalité par véhicule sont égaux à peu près à cent fois ceux de régions ayant de bons résultats. On a aussi montré que plus de 65% des personnes affectées par des accidents de la circulation sont des utilisateurs vulnérables, dont les piétons et les cyclistes. Et, sauf si des mesures draconiennes sont appliquées, il est prévu que la croissance de la motorisation en Afrique augmentera de 68% le nombre d'accidents de la route au cours de la prochaine décennie.

En 2010, l'Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé la création de la toute première "Décennie d'action pour la sécurité routière", qui a ouvert la voie à une déclaration et à un plan d'action adoptés par les Chefs d'Etat africains en janvier 2012. Le lancement de la "Décennie" a placé le défi de la sécurité routière au premier plan des problèmes de développement. Mais l'amélioration de la sécurité routière sera une tâche longue et difficile, et l'application du plan d'action en Afrique continuera à nécessiter d'importants efforts, en particulier pour résoudre les problèmes : (a) de la persistance de l'inadéquation de la capacité institutionnelle à conduire l'exécution du plan d'action ; (b) du caractère limité et inégal des progrès réalisés par les CER, en ce qui concerne leur harmonisation régionale et leurs efforts de suivi ; (c) de l'inadéquation des financements ; et (d) de la défaillance de l'orientation technique au niveau du continent.

La mortalité sur les routes est l'exact opposé de la notion de durabilité. Dans le cadre de cette thématique, le SSATP a une possibilité de contribuer de manière importante à sauver des vies sur les routes africaines. A partir des travaux réalisés en matière de sécurité routière dans le cadre de l'actuel plan de développement, le SSATP recourra à une approche en deux volets pour traiter les problèmes de sécurité routière : amélioration, de manière globale, de la gestion de la sécurité routière, et lancement de mesures plus énergiques dans le but de prendre soin de la sécurité des utilisateurs vulnérables des routes.