WEBINAIRE : Les Routes au service de tous. Mais qui devrait les financer ?
Chaque jour, nous dépendons des routes. Elles nous emmènent au travail, apportent la nourriture sur nos tables, relient les entreprises à leurs clients, les enfants à leurs écoles, les patients à leurs hôpitaux, et ouvrent des pays entiers aux opportunités économiques. Pourtant, rares sont ceux qui s'arrêtent pour poser une question simple : qui devrait payer pour de bonnes routes ? Est-ce les gouvernements, les contribuables, les usagers de la route, ou les industries dont les véhicules lourds accélèrent l'usure des chaussées ? Face aux dommages croissants causés par les événements météorologiques extrêmes, quel rôle peuvent jouer le financement climatique et les fonds d'adaptation ? Comment les partenaires au développement et le secteur privé devraient-ils contribuer ?
En Afrique, des milliards de dollars ont été investis dans la construction de réseaux routiers. Trop souvent, cependant, les routes se dégradent plus vite qu'elles ne sont entretenues, ce qui fait augmenter les coûts de transport, allonge les temps de trajet, accroît le risque d'accidents de la route et limite l'accès aux opportunités économiques. La réalité est que les routes ne sont pas gratuites ; quelqu'un paie toujours, que ce soit par des taxes sur les carburants, des péages, des impôts, des budgets publics, des charges de fret, des investissements privés, ou en définitive par des prix plus élevés pour les biens et services. Mais la question va au-delà de savoir qui paie. La question la plus importante est peut-être de savoir si nous payons suffisamment pour préserver les routes que nous avons déjà.
Dans le cadre de la nouvelle série de webinaires "Les Routes au service de tous", le Programme de politiques de transport en Afrique (SSATP) a réuni de hauts responsables gouvernementaux, des experts en financement routier, des représentants du secteur privé et des partenaires au développement pour un débat structuré sur le financement routier à travers le continent. S'appuyant sur les enseignements tirés de 15 pays africains, la discussion est allée au-delà des considérations techniques pour examiner des questions qui nous concernent tous. Nos éminents panélistes étaient :
- M. Jean-Louis Billon, ancien Ministre du Commerce de Côte d'Ivoire et Directeur Général du Groupe SIFCA
- Mme Joseta Neufville-Wento, Directrice Générale du Fonds National de la Route du Liberia
- Dr Maurice Niaty-Mouamba, Commissaire à l'Aménagement du Territoire et aux Infrastructures, Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC)
- M. Allan Munyua, Expert en investissements dans les infrastructures africaines, ancien Directeur de Meridiam Afrique de l'Est
Parmi les principales questions abordées :
- Qui bénéficie le plus des bonnes routes, et qui devrait contribuer le plus à leur entretien ?
- Les systèmes actuels de financement routier sont-ils équitables et durables ?
- Les grandes industries devraient-elles contribuer davantage à l'entretien des infrastructures dont elles dépendent ?
- Quel rôle peuvent jouer les péages, les taxes sur les carburants, les fonds routiers et les budgets publics ?
- Le financement climatique et les fonds d'adaptation peuvent-ils contribuer à protéger les routes face aux risques climatiques croissants ?
- Comment garantir que les générations futures héritent de réseaux routiers sûrs, résilients et accessibles ?