Tracer une voie numérique pour la facilitation du commerce maritime : l'OMI, le SSATP et la Banque mondiale accélèrent l'action en Afrique orientale et australe

Dar es Salaam Tanzania April 20, 2026 Intégration régionale

 

DAR ES SALAAM, le 20 avril 2026 – L'Organisation maritime internationale (OMI), le Programme de politiques de transport en Afrique (SSATP) et la Banque mondiale, en partenariat avec le Ministère des transports de la République-Unie de Tanzanie, ont ouvert aujourd'hui à Dar es Salaam un atelier régional de référence visant à accélérer la numérisation des ports dans 12 pays africains. L'atelier a été inauguré par le Ministre des transports de la Tanzanie, S.E. le Prof. Makame Mbarawa (député). Se déroulant jusqu'au 24 avril, cet événement de cinq jours est axé sur l'élargissement de l'adoption du Recueil de l'OMI et sur le déploiement à grande échelle des Guichets uniques maritimes (GUM) et des Systèmes communautaires portuaires (SCP) – des plateformes numériques intégrées qui rationalisent les procédures de dédouanement des navires et des marchandises, réduisent les retards administratifs et renforcent la compétitivité de l'Afrique dans le commerce maritime mondial. L'atelier réunit une large coalition d'institutions régionales et internationales engagées à traduire les politiques en actions concrètes, notamment l'Association de gestion des ports d'Afrique orientale et australe (PMAESA), la Banque africaine de développement (BAD), le Comité africain des capitaines de port (AHMC) et l'Alliance africaine pour le commerce électronique (AAEC).

Réunissant 108 participants, dont 36 femmes issues d'administrations maritimes, d'autorités portuaires et d'autorités douanières de l'Angola, de Djibouti, de l'Éthiopie, du Kenya, du Malawi, de Maurice, du Mozambique, de la Namibie, des Seychelles, de la Somalie, de l'Afrique du Sud et de la République-Unie de Tanzanie, l'atelier s'articule autour du partage de connaissances et du renforcement des capacités pratiques. Les sessions visent à sensibiliser aux avantages stratégiques de la mise en œuvre des GUM et à approfondir la compréhension des participants quant à l'alignement requis avec le Recueil de l'OMI sur la facilitation et le commerce électronique. À l'appui de cet objectif, le programme met en lumière les enseignements tirés et les bonnes pratiques issues des missions d'évaluation des besoins conduites par l'OMI dans la région – notamment des analyses fonctionnelles des systèmes existants de dédouanement des navires et des marchandises, qui ont permis d'identifier les principaux défis et de formuler des recommandations ciblées pour un déploiement efficace des GUM. Sur la base de ces constats, tous les États membres africains participants présenteront leurs systèmes portuaires actuels, favorisant ainsi un apprentissage par les pairs sur les avancées, les difficultés et les opportunités.

L'atelier permettra également aux participants d'approfondir leur connaissance de la portée et des fonctions des Systèmes communautaires portuaires, et d'explorer les synergies potentielles avec les Guichets uniques maritimes en vue d'améliorer davantage l'efficacité portuaire et la facilitation des échanges. Ces synergies illustrent une prémisse centrale de l'atelier : les systèmes GUM ne sont pas des solutions numériques isolées, mais des éléments essentiels d'un écosystème de facilitation des échanges plus large et harmonisé à l'échelle régionale. En approfondissant la compréhension des participants sur la Convention FAL, en renforçant la coordination entre les parties prenantes portuaires et en clarifiant les exigences en matière de financement et de politique pour la mise en œuvre des GUM, l'atelier vise à doter les pays des connaissances pratiques nécessaires pour accélérer le déploiement des GUM. L'atelier s'appuie également sur l'étude antérieure de l'IAPH et de la Banque mondiale, Systèmes communautaires portuaires : Enseignements de l'expérience mondiale (en anglais).

Ancrer l'atelier dans l'agenda stratégique du SSATP

L'atelier de Dar es Salaam est le deuxième d'une série régionale en plein essor, faisant suite à un premier atelier tenu à Abidjan en décembre 2025 qui avait rassemblé 79 participants de 12 pays africains francophones – témoignant de l'ampleur croissante et de la dynamique de cet effort continental en faveur de la numérisation maritime. Cette dynamique revêt une importance stratégique pour le SSATP, un partenariat international hébergé par la Banque mondiale, dans la mesure où elle contribue directement à l'un des objectifs majeurs de son Quatrième Plan de développement (PD4) : soutenir la numérisation des corridors de transport et de commerce à travers le continent.

La mise en place de systèmes GUM est largement reconnue comme un levier déterminant pour réduire les coûts logistiques, faciliter les échanges et renforcer la compétitivité des ports africains – une reconnaissance réaffirmée dans la récente Revue à mi-parcours du SSATP, qui a identifié le développement des GUM comme une bonne pratique consolidant la mise en œuvre des politiques de facilitation du transport à travers l'Afrique. L'engagement du SSATP dans cet atelier soutient l'alignement et l'harmonisation des initiatives GUM entre les pays participants, contribuant à prévenir la fragmentation tout en renforçant la rigueur technique, la coordination régionale et la durabilité à long terme qu'exige une mise en œuvre efficace des GUM. Pour renforcer ces objectifs, le SSATP animera une session dédiée axée sur les domaines dans lesquels le programme peut apporter une assistance ciblée et un appui continu.

Renforcer la collaboration régionale

L'atelier s'appuie sur un vaste réseau d'expertise régionale. La participation d'associations portuaires régionales, notamment la PMAESA et l'AHMC, aux côtés de l'Alliance africaine pour le commerce électronique (AAEC) et de représentants d'institutions de développement clés telles que la Banque africaine de développement (BAD), apportera des perspectives précieuses aux discussions.

L'atelier est mis en œuvre dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, avec le généreux soutien financier de la République populaire de Chine, et en étroite collaboration avec la Banque mondiale, grâce aux ressources du Fonds de partenariat Corée-Banque mondiale (KWPF) et du Ministère des transports de la République-Unie de Tanzanie. Il s'appuie sur les récents travaux analytiques du SSATP, Recommandations pour améliorer les infrastructures digitales des ports Africains, qui soulignent que la mise en œuvre des GUM nécessite non seulement des outils numériques, mais aussi des cadres juridiques solides, un leadership institutionnel affirmé et une mobilisation coordonnée des parties prenantes.